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SOMLIT haute fréquence

par Benoît SAUTOUR - publié le , mis à jour le

Acquisition des données à Haute fréquence

L’interface littorale joue un rôle considérable dans les cycles biogéochimiques du fait de son contact avec le milieu continental et de sa productivité élevée. La compréhension de ce rôle est cependant rendue difficile par deux caractéristiques majeures de ces milieux :
-  leur hétérogénéité à petite échelle spatio-temporelle
-  la réduction de la dimension verticale

L’observation basse fréquence de l’évolution sur le long terme de descripteurs de l’écosystème (développée dans SOMLIT) a été conçue afin de permettre, à travers la diversité des situations (comparaisons inter-sites), de caractériser des situations de « normalité », d’extraire des tendances globales d’évolution et d’identifier des écarts à ces situations. Si la basse fréquence est satisfaisante pour atteindre ces objectifs, elle s’avère insuffisante pour expliciter et caractériser les processus se déroulant sur de petites échelles de temps et d’espace et suivre leurs conséquences sur le fonctionnement de l’écosystème.

Une analyse fine des niveaux de variabilité à petite échelle de temps est donc nécessaire, en particulier lorsque ces variabilités temporelles se conjuguent ou induisent une forte variabilité spatiale à petite ou moyenne échelle (cas, par exemple, d’eaux littorales sous l’influence de pénétrantes d’eaux continentales). L’étude fine de ces niveaux de variabilité, ne peut se faire qu’en changeant de stratégie d’étude et en adoptant une méthodologie pertinente vis à vis de la problématique.

Dans ce contexte, l’intérêt de l’acquisition automatisée de données à haute fréquence n’est plus à démontrer, les résultats acquis depuis quelques années en milieu littoral ayant mis en évidence l’importance des processus s’exprimant aux petites échelles d’observation (souvent infra-horaire). Il en résulte que l’étude des différents niveaux de variabilité, ne peut se faire qu’en combinant différentes stratégies (basse et haute fréquences) et en adoptant des méthodologies pertinentes vis à vis de la problématique et des compartiments de l’environnement suivis.
Ces deux stratégies d’acquisition (basse et haute fréquences) répondent à des objectifs spécifiques très complémentaires et indissociables, liés aux échelles d’observation impliquées dans les processus/évènements à prendre en compte. L’analyse couplée haute fréquence / basse fréquence, doit nous permettre spécifiquement de :
-  décrypter les processus impliqués dans les évolutions globales (et leur éventuelles modifications) ;
-  d’identifier des dépassements de seuils, des changements de tendances ;
-  caractériser les évènements « impulsionnels » (e.g. productivité de la couche superficielle euphotique) ;
-  faire la distinction entre évènements accidentels rares et aléatoires, phénomènes apériodiques dont la nature est le plus souvent difficile à identifier (e.g. météorologiques) et évènements ponctuels périodiques (e.g. cycles de marée, modifications circadiennes induites par l’activité biologique).

Actuellement les stations équipées de systèmes d’acquisitions haute fréquence sont : Banyuls, Brest, Marseille, Roscoff et Villefranche-sur-mer.

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